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Présentation du projet de loi en Conseil des Ministres : quelle intégration ?

Mis à jour : 2 juil. 2018

Selon une étude du HCR (2013), seuls 12% des personnes réfugiées ont déjà eu un lien social avec un français. Ce chiffre donne la mesure du degré d’isolement auquel font face les nouveaux arrivants, et, par ricochet, de la difficulté, pour eux, de réussir « l’intégration » souhaitée par les gouvernements successifs. Pourtant, en face, l’étude réalisée par More in Common en 2017 montre que près de 21 millions de personnes désirent faire plus pour l’accueil.


Tout est là : la seule différence systématique entre les nouveaux arrivants et les locaux, c’est le capital social. Pour innover dans sa politique d’immigration et d’intégration, l’État doit se focaliser sur la façon, pour les nouveaux arrivants, d’accéder au capital social qui est le seul vecteur d’intégration réel : comment trouver un emploi, parler français, monter son entreprise, quand on ne connaît pas un français?


SINGA, fondée en 2012, est une communauté composée de 25 000 personnes créant des outils et des espaces de rencontre entre locaux et nouveaux arrivants, en outillant les uns et les autres autour de la culture, l’entrepreneuriat, le digital, l’art ou la cohabitation.


Ces espaces de rencontres prennent la forme d’évènements (851 évènements organisés en 2017), d’incubateurs (72 entrepreneurs accompagnés à Paris et Lyon) ou de colocations (près de 1 300 mises en relation).


La mesure d’impact de SINGA montre les résultats suivants :

  • Plus un français connait de réfugiés, mieux il connait la France

  • 1 personne réfugiée connait en moyenne 10 français via SINGA

  • L’accueil chez l’habitant a permis à 61% des personnes réfugiées de trouver un logement, à 44,2% un emploi, à 27% de reprendre des études.

Lundi, sera présenté en Conseil des ministres le projet de loi asile et immigration. Si ce projet est l’énième réforme de ce secteur, sujet toujours brûlant, le prisme par lequel la question est abordé, lui, n’évolue pas: depuis des décennies, on ne pense pas à modifier la façon dont les sociétés d’accueil voient les nouveaux arrivants ni à encourager la création de liens, de communs.


Pourtant, l’image que l’on a des nouveaux arrivants influe grandement sur la manière d’accueillir, et nous sommes convaincus que c’est par la rencontre, le lien et les récits que la construction commune de la société peut se faire de manière durable.


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