LES ENJEUX 2019

RENFORCER LE RÉSEAU INTERNATIONAL

2019 sera une année de transition. L’objectif est de créer une structure commune, mondiale, dirigée de manière collaborative par les villes Singa. Elle reprendra les missions actuellement exercées par Singa France avec des moyens dédiés, une équipe renforcée et des liens mieux définis avec les entités locales.

 

Singa Commons permettra au réseau Singa de mieux répondre aux sollicitations extérieures et de faciliter la communication interne pour un développement international harmonieux, en accord avec nos valeurs et agile, pour s’adapter à son temps et aux aspirations de ses membres locaux.

 

Au préalable l'objet de la structure internationale que nous proposons de créer sera de :  

> assure la protection de la marque internationale ;

> sélectionne et donne la formation initiale aux nouvelles villes ;

> coordonne la formation continue en s’appuyant sur les expertises locales ;

> crée des temps d’échange entre les villes ;

> organise la prise de décision stratégique commune ;

> monitore et évalue l’impact global ;

> lève des fonds pour soutenir le réseau ;

> plaide pour l’essaimage de notre approche.

 

 


ENTRE
INDIVIDUS

PERENNISER LES STRUCTURES LOCALES

7 ans après la création de SINGA, de nombreux acteurs publics s’accordent sur le syllogisme que notre approche, centrée sur le capital social, a fini par rendre populaire :

  • la seule différence entre local et nouvel arrivant résidant dans le capital social à disposition, il convient de faire porter l’effort d’intégration sur le lien social à créer entre des citoyens vivant en France depuis longtemps et les personnes réfugiées ;

  • or créer du lien social repose sur la rencontre autour de passions communes, de projets communs, dans une logique d’horizontalité : sport, culture, discussions professionnelles..

  • il faut donc financer la mise en relation qui permet la rencontre.

 

Et en premier lieu, à cet effet, les outils notamment digitaux qui orchestrent cette rencontre (cf page suivante).

Pourtant, à l’inverse de l’accompagnement à l’entrepreneuriat ou l’accès au logement, qui sont des programmes souvent bien identifiés, l’activation de projets citoyens, ou “community building”, est le coeur de métier des communautés SINGA mais , est structurellement peu financée. Or, avant de créer un incubateur, un espace de co-working ou un programme d’accueil ou de vacances chez l’habitant, l’entrepreneur·e local a pour mission de pérenniser l’activité de sa communauté, et l’enthousiasme de chacun d’y participer. C’est là que se situe le principal frein au développement du mouvement SINGA : plus l’agglomération est petite, moins le financement de la rencontre semble être accepté comme une priorité, par les acteurs privés comme publics. Pourtant, l’isolement demeure un (le ?) frein majeur à l’intégration, à écouter les milliers de membres des communautés SINGA en France et en Europe.

SINGA France a donc décidé de consacrer une énergie importante à faire bouger les lignes pour sortir de cette incohérence politique. Il s’agira de, et donner aux mouvements locaux des pistes de financements pour les années à venir, et de promouvoir les outils notamment digitaux en les finançant davantage.

 

 

LES SOLUTIONS

 

D’abord, les pouvoirs publics, régulièrement sollicités, ont pris conscience que des rapports plus horizontaux entre citoyens français et nouveaux arrivants étaient générateurs d’impact social. DLes appels à projet se créentmultiplient, au niveau national comme au niveau local, pour soutenir les structures créatrices de lien.

 

Ensuite, des entreprises et des fondations ont proposé des modèles de financement nouveaux en 2018, que nous espérons voir progresser dans les années à venir. Il s’agit de financer le soutien à la création d’antennes ou de franchises via la formation in situ et de suscitertransformer, à moyen terme, des financements nationaux en financement locaux. Cette reconnaissance du travail nécessaire de formation est nouvelle et ouvre des perspectives de pérennisation des activités locales.

 

Enfin, la multiplication des outils technologiques de mise en relation, en local comme au niveau national, qu’il s’agisse de mentorat, de parrainage, de tutorat coordonné par des associations, de mécénat ou de bénévolat de compétences de la part d’entreprises, prouve une chose : la création d’une société inclusive passera par la capacité à mobiliser les citoyens dans une proportion bien plus grande qu’aujourd’hui. En reliant épanouissement personnel du citoyen et impact social créé, Singa est et restera un outil de choix pour le faire, donnant ainsi pleine vocation aux structures locales de pérenniser leur action.